Dead Drops – Le peer to peer IRL

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Avec Hadopi surveillant vos lignes internet et les politiques de censure ayant fait taire, par exemple, le 19 janvier 2012 le géant Mégaupload, la condition du téléchargement s’en est trouvée diminuée. Seulement, à chaque attaque sa défense. Pour les férus d’informatique, c’est l’installation d’un proxy et/ou d’un VPN (systèmes permettant d’être anonyme sur le web).

Le peer to peer dans l’environnement physique urbain

Pour l’artiste berlinois Aram Bartholl, cette notion de partage de données qui nous est si chère s’est traduite par la mise en place de Dead Drops, des clés usb implantées partout dans le milieu urbain et accessibles par tous. Le principe est simple. Armé de votre ordinateur/smartphone/tablette et j’en passe, vous pouvez récupérer les données présentes dans l’une de ces clés mais aussi jouir d’un droit de dépôt aussi libre que risqué… En effet, entre les perles que forment les fichiers textes et albums photos se cachent virus et pornos.
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Ces boites aux lettres contemporaines reprennent un principe largement utilisé à la fin de la seconde guerre mondiale et pendant la guerre froide, où la discrétion était de rigueur.

Le projet a démarré en Octobre 2010 alors que l’artiste se trouvait dans la résidence d’artiste New-Yorkaise EYEBEAM. Dead Drops a fait partie de “Talk to Me”  au MOMA de Juillet à Novembre 2011.

Il existe plus de 1400 Dead Drops répertoriées à travers le monde, dont vous pouvez trouver la géolocalisation sur le site d’Adam Bartholl.
S’il vous prend l’envie de participer à une telle entreprise, suivez les instructions via la vidéo suivante :

Questionnaire We Need Cafeine