L’année dernière nous étions invités à découvrir, le temps d’une soirée, l’édition augmentée des bouteilles Desperados. Une soirée qui plaçait la marque dans le monde du street-art et de la street-culture en général avec le collectif 9ème concept.

Pour cette nouvelle année, la boisson du groupe Heineken sort une nouvelle édition avec les mêmes ambitions. Baptisée « Desperados Patch Edition », cette série de bouteille a troqué ses étiquettes papier contre du tissu à l’effigie de trois grandes marques à la street-cred en béton : Tealer, Wasted et True Vision (TVSN).

« Desperados Patch Edition » assoit la street-cred de la marque

La marque a collaboré avec MNSTR pour le concept et We Are Young pour la scénographie de lancement. Les créatifs ont demandé à Tealer, Wasted et True Vision, de dessiner chacune trois étiquettes sous forme d’écussons thermocollants. Ces patchs en tissus se décollent des bouteilles et s’appliquent ensuite sur les vêtements.

À mon sens, la « Desperados Patch Edition » est parfaitement en phase avec les ambitions de la marque. Dans un premier temps, elle permet de renforcer son positionnement dans l’univers de la rue. Ce dernier passe aussi par le style vestimentaire et des codes bien précis qui sont parfaitement réutilisés. Cela passe aussi par le lieu de lancement et de vente des bouteilles : Citadium, l’un des temples du street-wear à Paris.

Evin, cette loi compliquée (et source de créativité) en publicité

Partie bonus ! Si vous ne le savez, la législation française encadre très fortement la publicité concernant l’alcool. La principale réglementation est la loi Evin et toutes les formes de publicités sont concernées, qu’elles soient imprimées ou digitales. Pour terminer cette parenthèse, cette loi est à l’appréciation des juristes mais interdit entre autres : d’associer des gens à l’alcool, d’inciter à consommer, d’associer à la fête… Et surtout, ne doit pas faire penser que l’on passe un bon moment à cause de l’alcool (c’est un très gros résumé).

En revanche, il existe pour le moment un flou juridique concernant l’étiquette des bouteilles. Cela reste donc un lieu d’expression (toutes proportions gardées) pour les alcooliers et leurs agences. La « Desperados Patch Edition » est donc un excellent « hack » tout à fait légal.

Je termine en vous annonçant que cette édition sera disponible du 19 février au 3 mars au Citadium dans le 9e arrondissement de Paris pour 2 euros. En plus de la vente des bouteilles, des ateliers créatifs seront organisés par les artistes eux-mêmes.