Il y a une vingtaine d’années, l’Accord de Schengen ouvrait les frontières de 26 nations de l’Union Européenne. Pour la première fois, les intimidantes barrières tombaient pour laisser librement circuler les populations.

Aujourd’hui, dans un contexte géopolitique complexe où cette liberté de passage est remise en question, le photographe Valerio Vincenzo, résidant aux Pays-Bas, célèbre ce traité et ses conséquences.

Bordeline, Frontiers of Peace

Borderline, c’est le nom de sa série photographique. Pour la constituer, Valerio Vincenzo voyage depuis 2007 le long des frontières de l’Union Européenne. Il documente les changements radicaux que le traité a opéré sur les paysages et explique :

Certaines des frontières que j’ai photographié faisaient partie des plus violentes, sanglantes et dangereuses de l’humanité.

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Le choix du format carré est judicieux : il permet de mettre en avant la géométrie de ses lignes tracées à travers les paysages.

La mise en scène de ses images de Bordeline joue aussi un rôle important : placées sur un fond gris neutre — un peu comme ses terrains au croisement des pays —, les noms des territoires sont inscrits de part et d’autre, ce qui permet de contextualiser les photographies qui, parfois, ne laisse pas transparaître cette histoire.

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Il se dégage de la série Borderline un calme serein, en opposition avec l’image de ces zones souvent synonymes de tensions à travers le monde. L’ensemble de la série est à découvrir sur le portfolio du photographe !