Depuis 2012, Angelica Dass, une photographe brésilienne, répertorie sans distinction d’âge, de religion, de nationalité, de sexe ou de classe sociale, les portraits de centaines de personnes volontaires dans sa série Humanæ. Le but : effacer le « clivage cliché » entre noir et blanc en montrant la diversification de l’humanité.

Nos couleurs de peau nous rendent égaux

Angelica s’est inspirée des nuanciers Pantone — encore eux ! — pour son processus de création. L’artiste utilise les normes classiques de la photographie anthropologique et du portrait légal (cadrage en buste, pose et éclairage frontaux). Chaque personne est placée sur un fond uni dont la couleur est choisie avec un échantillon de 11 x 11 pixels. L’ensemble est ensuite associé à une tonalité de la gamme Pantone.

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Avec ce catalogage systématique, dont la seule limite est la population mondiale — rien que ça —, la série Humanæ questionne les notions de disparité et de race, avec un point de vue impartial et une rigueur presque scientifique. Avec une simplicité déconcertante, Angelica Dass transpose sans chichi un problème social dans sa série photo. Elle amorce ainsi une réflexion sur l’égalité ethnique qui laisse libre cours à l’interprétation des spectateurs.

Alors ? Quel Pantone vous correspond le plus ? 🙂

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