La photographie de rue « traditionnelle » tend à disparaitre de nos jours, ou du moins à se réinventer avec les smartphones, mais il existe encore à travers le monde quelques disciples de Robert Doisneau ou Henri Cartier-Bresson.

Ce style d’images est souvent rattaché à l’ambiance actuelle de la société. Le photographe Sam Wong fait partie de ceux qui documentent la vie nocturne.

Sam s’est initié à la photographie de rue à l’âge de 13 ans, après avoir déménagé de Hong Kong à Melbourne, en Australie. Enfermé dans un pensionnat dont il ne pouvait sortir que quatre heures par week-end, il les met à profit pour explorer la ville. Il se balade, découvre et commence à rencontrer du monde. Drogués, alcooliques, SDFs, danseurs de rues, saltimbanques…

sam wong melbourne - we need cafeine -01

Ses premiers boulots commencent dans les boites de nuit de Melbourne. Souvent il n’a qu’une seule demande : « rendre les gens sexy ». Il photographie alors tous ces hommes et ces femmes qui « se déguisent pour paraître cools, et font la queue pendant des heures, juste pour pouvoir entrer et se faire prendre en photo ».

sam wong melbourne - we need cafeine -03

Vient ensuite le temps de rentrer au petit matin. Sam Wong documente alors l’envers du décors pour le plaisir : du vomi, des filles qui déambulent pieds nus, des bouteilles cassées, et encore du vomi.

Quand tu fais de la photographie de rue la nuit, il y a trois types de personnes que tu risques de rencontrer : des gens qui veulent te tuer, des gens qui sont contents de poser pour toi, et des flics qui te demandent: « Putain, qu’est-ce que tu fous, là ? ».

sam wong melbourne - we need cafeine -02 sam wong melbourne - we need cafeine -06 sam wong melbourne - we need cafeine -07 sam wong melbourne - we need cafeine -05 sam wong melbourne - we need cafeine -04 sam wong melbourne - we need cafeine -01

Aujourd’hui, le style « underground et street » de Sam Wong a séduit de belles marques comme Nike, Vans, Fitbit, Ricoh Cameras ou encore la National Gallery of Victoria, qui n’hésitent pas à utiliser l’univers déluré dépeint par le photographe, comme une trame de fond « branchée » sur laquelle implanter leur marque.

Questionnaire We Need Cafeine