Blaise Arnold, photographe français et petit fils de tenants de bistrots, rend hommage à ces lieux quotidiens mais souvent oubliés, et quasiment abandonnés, de la capitale. Ses images sont compilées dans dans le série photographique « Red Lights ».

Équipé de son trépied, il parcourt les bistrots, brasseries, troquets et bars désertés, de Paris et sa banlieue. Chaque image est strictement photographiée à l’aube ou au crépuscule, après la pluie. Ces conditions, compliquées à réunir au premier abord, permettent d’avoir une cohérence globale mais aussi une ambiance teintée de nostalgie : un ciel dramatique, des rues désertes, les reflets des néons sur l’asphalte humide…

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Je suis attaché à ce petit bout de zinc, tout ça résonne en moi, ça me parle.

Le bistrot, symbole des travailleurs, est en pleine mutation et d’ici une dizaine d’années il n’existera plus. Dans la pénombre des photographies de Blaise Arnold, ces troquets se transforment alors en phares de fortune avec leurs néons rouges. Ils attirent les ouvriers avant ou après leur journée de labeur.

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Les choses changent, les bistrots sont peu à peu remplacés par des bars lounge et autres lieux mondains. À défaut de pouvoir sauver l’univers de son enfance, Blaise Arnold agrège les photographies de ces lieux de rendez-vous d’antan.

Vous n’avez ici qu’un extrait de sa série, si vous souhaitez en voir plus, nous vous invitons à vous rendre sur son portfolio en ligne !